Je les ai suivis quelque temps, j’en ai même oublié où j’allais. Elle ne lâchait pas son bras mais on ne savait pas lequel des deux impulsait le mouvement, tant leur entente était évidente et leur geste parfait.

Ils sont entrés dans la Grande Epicerie par une porte, j’ai cru les avoir perdus mais ils en sont immédiatement ressortis par la porte d’à côté, d’un air tout aussi sérieux et d’un pas tout aussi décidé, elle, le tenant toujours par le bras.

J’ai alors compris qu’ils ne marchaient pas mais qu’ils dansaient sur une musique et un tempo qu’ils étaient seuls à entendre. J’ai pensé à cette phrase en anglais qui leur correspondait si bien et qui dit : « it takes two to tango ».

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